L’Élysée a annoncé jeudi qu’Emmanuel Macron envisageait de nommer Thierry Dauxois à la présidence du CNRS, principal organisme public de recherche en France. Actuel directeur de l’Institut de physique du CNRS, le chercheur pourrait succéder à Antoine Petit à la tête d’une institution qui emploie près de 33.000 personnes et pilote plus de 1.100 laboratoires en France et à l’étranger.
La nomination proposée par le chef de l’État doit désormais être examinée par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, conformément à la procédure prévue par la Constitution. Selon l’Élysée, cette proposition a été formulée sur recommandation du gouvernement.
Un spécialiste de physique déjà bien implanté au CNRS
Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon et docteur en physique, Thierry Dauxois travaille au CNRS depuis les années 1990. Spécialiste de physique non linéaire et de physique statistique, il a dirigé le laboratoire de physique de l’ENS de Lyon entre 2012 et 2020 avant de devenir vice-président recherche de l’établissement, puis directeur de l’Institut de physique du CNRS en 2021.
Plusieurs laboratoires et responsables scientifiques alertent depuis des mois sur les conséquences des restrictions budgétaires et sur les difficultés de financement de certains programmes de recherche. Le futur président du CNRS devra notamment gérer les enjeux liés à l’attractivité scientifique, à la compétition internationale et au financement de la recherche publique.
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