Airbus a repris ses vols d’essai avec son A380, propulsé par du carburant d’aviation durable, composé d’huile de friture, dans le but de certifier de nouveaux systèmes qui équiperont bientôt les avions de ligne en exploitation.
Vendredi dernier, l’appareil d’essai A380 MSN1, immatriculé F-WWOW, a décollé de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à 10h00. Son itinéraire l’a conduit à survoler l’ouest de la France, des Charentes aux Pyrénées en passant par Bordeaux, avant de repartir vers l’est, au-dessus du Limousin et de l’Auvergne. Après plusieurs manœuvres au sud du Massif central, l’avion est revenu à Toulouse à 13h30, bouclant ainsi un vol d’environ trois heures et demie avec des moteurs alimentés par un SAF issu d’huile de friture.
Selon Airbus, ces essais visent à valider les derniers développements techniques avant leur intégration sur des appareils en service. Ce n’est pas une première : en mars 2022, le constructeur européen avait déjà testé un vol avec le même A380, équipé d’un moteur Rolls-Royce Trent 900 fonctionnant exclusivement au SAF. Ces expérimentations s’inscrivent dans la stratégie d’Airbus pour développer un avion “zéro émission” et permettre au secteur aérien d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Actuellement, tous les avions Airbus sont certifiés pour voler avec un mélange contenant jusqu’à 50 % de SAF. L’objectif affiché par l’avionneur est d’obtenir une certification permettant un usage à 100 % de ce carburant d’ici la fin de la décennie.