Deux ressortissants boliviens et un Brésilien ont été mis en examen puis placés en détention provisoire vendredi à Paris, après la saisie de plus d’une tonne de cocaïne à bord d’un bateau intercepté le 25 juin au large de La Réunion. Selon une source proche du dossier, l’embarcation aurait quitté l’Amérique du Sud et se dirigeait vers l’Australie.
Les trois suspects ont été présentés à une juge des libertés et de la détention à l’issue de leur mise en examen. Le parquet a demandé que l’audience se déroule à huis clos afin de préserver les investigations en cours. Le dossier a été confié au parquet national anticriminalité organisée.
Les avocats contestent l’implication de leurs clients
Le ressortissant brésilien, âgé de 58 ans, s’est présenté comme un marin-pêcheur lors de ses auditions. Son avocat, Me Eliott Amzallag, affirme qu’il n’a « aucun lien avec le monde du narcotrafic » et soutient qu’il aurait été exploité en raison de sa précarité physique et psychologique.
Les deux autres suspects sont des ressortissants boliviens âgés d’une trentaine et d’une quarantaine d’années. L’avocat du plus jeune a indiqué que son client coopérerait avec les enquêteurs et que la suite de l’instruction démontrerait, selon lui, qu’il est étranger au réseau criminel visé. La défense du second Bolivien n’a pas souhaité s’exprimer.
Une enquête pour trafic de stupéfiants en bande organisée
Les trois hommes sont poursuivis dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour importation et trafic de stupéfiants en bande organisée. Les investigations doivent désormais permettre d’identifier les commanditaires, le trajet exact du bateau, les conditions de chargement de la drogue et sa destination finale.
Une interception qui illustre l’utilisation croissante de routes maritimes traversant l’océan Indien pour acheminer de la cocaïne produite en Amérique du Sud vers d’autres marchés. La quantité saisie représente l’une des prises les plus importantes réalisées récemment dans les eaux proches de La Réunion.
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