L’Iran refuse toute négociation de cessez-le-feu tant qu’il est attaqué par Israël
L’Iran refuse toute négociation de cessez-le-feu tant qu’il est attaqué par Israël

Alors que les tensions militaires s’intensifient au Moyen-Orient, l’Iran a informé les médiateurs du Qatar et d’Oman qu’il n’entamera pas de négociations de cessez-le-feu avec les États-Unis tant qu’il reste sous les frappes israéliennes. C’est ce qu’a déclaré un responsable au fait des échanges diplomatiques à l’agence Reuters dimanche, sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du dossier.

« Les Iraniens ont clairement indiqué aux médiateurs qu’ils ne seraient disposés à engager des discussions sérieuses qu’après avoir achevé leur riposte aux frappes préventives israéliennes », a précisé cette source. L’Iran considère toute tentative de négociation en pleine offensive comme une entrave à son droit de riposte face à l’agression.

Vendredi matin, Israël a lancé une attaque surprise qui a décimé une partie du commandement militaire iranien et frappé plusieurs sites nucléaires. Depuis, l’escalade est rapide et violente : les deux ennemis historiques s’affrontent désormais dans ce que certains décrivent comme la confrontation la plus grave jamais observée entre les deux pays.

Face à cela, les rumeurs selon lesquelles Téhéran aurait demandé à Oman et au Qatar de convaincre Washington d’ouvrir un canal diplomatique ont été démenties par la même source. « Ces informations sont inexactes », a-t-elle déclaré, en réponse à plusieurs articles circulant depuis les premières heures du conflit.

Les ministères des Affaires étrangères d’Iran, du Qatar et d’Oman n’ont pour l’heure pas commenté publiquement cette déclaration. Ces deux derniers pays ont toutefois joué un rôle actif dans les négociations diplomatiques entre Washington et Téhéran au cours des derniers mois, notamment Oman, qui a hébergé plusieurs cycles de pourparlers sur le nucléaire iranien. Le dernier cycle prévu a cependant été annulé dans la foulée de l’offensive israélienne.

Le Qatar, quant à lui, a déjà facilité plusieurs médiations, dont un accord d’échange de prisonniers entre l’Iran et les États-Unis en 2023. Malgré leurs liens avec Téhéran et Washington, ces États du Golfe n’ont pour l’instant pas réussi à ramener les belligérants à la table des négociations.

L’Iran, qui a promis d’« ouvrir les portes de l’enfer » en représailles aux attaques israéliennes, semble décidé à poursuivre son action militaire avant d’envisager toute désescalade.

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