Les principaux producteurs de cobalt de la République démocratique du Congo redoutent de perdre une partie de leurs quotas d’exportation en raison d’un dysfonctionnement administratif affectant une plateforme douanière. Selon des responsables du secteur et un document consulté par Reuters, cette situation pourrait perturber les exportations du premier producteur mondial de ce métal stratégique.
Depuis le 1er juillet, la plateforme chargée d’enregistrer les déclarations d’exportation ne traiterait plus les dossiers, empêchant les entreprises concernées de faire valider leurs expéditions. Ce blocage intervient alors que de nouvelles règles prévoient la suppression des quotas d’exportation qui n’auront pas été utilisés dans les délais impartis.
Face à cette situation, plusieurs entreprises minières, dont CMOC, ont demandé aux autorités congolaises de prolonger la période de validité des quotas afin d’éviter des pertes importantes. Les producteurs estiment que ce problème administratif est indépendant de leur volonté et risque de pénaliser l’ensemble du secteur.
Selon une source industrielle, jusqu’à 20 000 tonnes de cobalt pourraient ne pas être exportées cette année si aucune solution n’est trouvée rapidement. Le cobalt est un métal essentiel à la fabrication des batteries utilisées notamment dans les véhicules électriques, ce qui fait de la République démocratique du Congo un acteur clé de la chaîne d’approvisionnement mondiale.
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