Le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont appelé à éviter toute offensive terrestre israélienne d’envergure au Liban, alertant sur les conséquences humanitaires potentiellement « dévastatrices » d’une telle opération.
Dans un communiqué commun, ces pays ont exprimé leur vive inquiétude face à l’escalade en cours, alors que les tensions régionales s’intensifient dans le sillage de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars, lorsque le Hezbollah, allié de Téhéran, a lancé des attaques contre Israël. Le mouvement chiite a présenté ces frappes comme une riposte à l’assassinat du guide suprême iranien lors des premières heures du conflit.
Depuis, les échanges de tirs se multiplient à la frontière israélo-libanaise, faisant craindre une extension du conflit à grande échelle. Une offensive terrestre israélienne pourrait provoquer un déplacement massif de populations et aggraver une situation humanitaire déjà fragile.
Les signataires du communiqué appellent à la retenue et à une désescalade immédiate, insistant sur la nécessité de privilégier les solutions diplomatiques pour éviter une guerre régionale plus large.
Cette prise de position intervient alors que la communauté internationale s’inquiète d’un embrasement du Moyen-Orient, où plusieurs fronts restent actifs et interconnectés.
Face à ces risques, les capitales occidentales tentent de peser sur les décisions militaires à venir, dans l’espoir de contenir un conflit aux conséquences potentiellement majeures pour la stabilité régionale et mondiale.