L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo a dépassé le cap des 1 000 infections confirmées, tandis que le virus continue de se propager dans l’est du pays. Les autorités congolaises ont annoncé dimanche que 1 003 cas avaient été recensés et que 254 personnes étaient décédées depuis la déclaration de l’épidémie il y a un peu plus d’un mois.
La maladie, provoquée par la rare souche Bundibugyo du virus Ebola, a désormais atteint un troisième camp de personnes déplacées. Cette progression rapide dans plusieurs zones déjà fragilisées par les conflits et les déplacements de population alimente les inquiétudes des autorités sanitaires et des experts de santé publique.
Selon des documents officiels consultés par Reuters, une fillette de 18 mois est décédée après avoir contracté le virus dans le camp de déplacés de Hungbe. L’enfant avait développé de la fièvre plus d’une semaine avant d’être testée pour Ebola le 14 juin. Elle est morte avant même que le résultat positif ne soit confirmé le lendemain.
D’après un rapport sanitaire et des responsables congolais, la jeune victime avait été transportée à pied vers deux centres de santé différents, où elle avait reçu des antibiotiques avant que les médecins ne procèdent finalement à un test de dépistage d’Ebola. Cette situation illustre les difficultés rencontrées pour détecter rapidement les cas dans certaines zones reculées ou surchargées.
Les autorités estiment qu’au moins 107 personnes ont été en contact avec l’enfant, parmi lesquelles des membres de sa famille, des soignants et des habitants provenant d’autres camps de déplacés. Les équipes sanitaires poursuivent leurs efforts pour identifier et surveiller ces contacts afin de limiter la propagation du virus.
La vitesse de diffusion de l’épidémie à travers trois provinces de l’est de la RDC suscite une vive inquiétude parmi les spécialistes africains de la santé. Certains craignent que la flambée actuelle ne prenne une ampleur comparable à celle qui avait ravagé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, causant plus de 11 000 décès.
Près d’un cinquième des cas confirmés concernent des enfants, un facteur qui accroît encore les préoccupations des autorités sanitaires. Alors que les opérations de dépistage, d’isolement et de suivi des contacts se poursuivent, la RDC tente d’empêcher que cette nouvelle flambée d’Ebola ne se transforme en une crise sanitaire majeure à l’échelle régionale.
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