Le Japon pourrait envisager de déployer ses forces d’autodéfense pour des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz, à condition qu’un cessez-le-feu soit conclu dans le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, a déclaré le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi.
Interrogé lors d’une émission de télévision, Motegi a précisé que cette option restait « hypothétique » et dépendrait d’un arrêt complet des hostilités. Il a toutefois souligné que si des mines maritimes venaient à entraver la navigation après un cessez-le-feu, une intervention japonaise pourrait être envisagée.
Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique pour le commerce mondial, assurant le transit d’environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole. Sa fermeture partielle par l’Iran depuis le début du conflit a fortement perturbé les flux énergétiques et contribué à la hausse des prix.
Le Japon est particulièrement exposé à cette situation, puisqu’environ 90 % de ses importations de pétrole transitent par cette voie maritime. Cette dépendance explique l’attention portée par Tokyo à la sécurité de la région et à la libre circulation des navires.
Toutefois, les capacités d’intervention militaire du Japon restent encadrées par sa Constitution pacifiste. Les lois de sécurité adoptées en 2015 permettent néanmoins un engagement limité à l’étranger si la sécurité nationale est menacée et qu’aucune autre solution n’est possible.
Motegi a également insisté sur la nécessité de rétablir des conditions permettant une navigation sûre pour tous les navires. Dans ce contexte, des discussions diplomatiques sont en cours, notamment avec l’Iran, qui a évoqué la possibilité d’autoriser le passage de navires liés au Japon.
Parallèlement, les États-Unis accentuent la pression sur leurs alliés, appelant notamment Tokyo à contribuer davantage aux efforts visant à sécuriser le détroit. Jusqu’à présent, ces demandes n’ont pas encore débouché sur des engagements concrets.
Face à la crise énergétique mondiale provoquée par le conflit, le Japon, comme d’autres pays, a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole pour atténuer les effets de la hausse des prix.
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