Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah était largement respecté lundi au Liban, offrant au pays sa plus longue période d’accalmie depuis le début du conflit il y a trois mois. Malgré cette baisse des violences, de nombreux habitants déplacés hésitent encore à regagner leurs foyers, craignant un nouvel embrasement.
Selon un haut responsable de la sécurité libanaise, la trêve est « quasiment respectée » depuis samedi soir. Quelques incidents ont toutefois été signalés. Un char israélien aurait tiré des obus en direction d’un village proche de Tyr, tandis que des grenades assourdissantes auraient été lancées dans deux autres secteurs. Un drone israélien a également été observé dans le ciel de Beyrouth.
Cette accalmie intervient alors que l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran, destiné à apaiser les tensions régionales, est mis à l’épreuve. Téhéran a annoncé ce week-end avoir de nouveau fermé le détroit d’Détroit d’Ormuz, accusant Washington de ne pas avoir respecté son engagement de mettre fin aux combats au Liban.
De son côté, le vice-président américain JD Vance a affirmé que des progrès avaient été accomplis lors des discussions avec l’Iran en vue d’un accord de paix durable. Il a également assuré que le détroit d’Ormuz restait ouvert et que les efforts diplomatiques se poursuivaient pour stabiliser la situation au Liban.
Dans le sud du pays, particulièrement touché par les bombardements, le soulagement est perceptible mais reste fragile. Hassan Wazni, directeur d’un hôpital de Nabatieh, a indiqué que le calme observé depuis samedi soir constituait la plus longue interruption des hostilités depuis le début de la guerre.
Malgré tout, la confiance peine à revenir. Beaucoup de familles déplacées préfèrent attendre avant de rentrer chez elles. La méfiance est alimentée par l’échec d’une précédente trêve annoncée vendredi, qui s’était rapidement effondrée. Selon les services de la défense civile libanaise, vingt personnes avaient été tuées lors d’attaques israéliennes dès le lendemain.
Des deux côtés de la frontière, les habitants accueillent donc ce cessez-le-feu avec prudence. Si les armes se sont largement tues pour l’instant, la crainte d’une reprise soudaine des combats continue de peser sur le quotidien des populations libanaises et israéliennes touchées par le conflit.
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