La Martinique obtient un statut de membre associé au sein de la Communauté des Caraïbes après un vote du Sénat
La Martinique obtient un statut de membre associé au sein de la Communauté des Caraïbes après un vote du Sénat

Le Sénat a adopté mercredi 28 janvier le projet de loi autorisant l’adhésion de la Martinique à la Communauté des Caraïbes (CARICOM) en tant que membre associé, une étape présentée comme stratégique pour renforcer l’ancrage régional de l’île. Le texte doit désormais être examiné par l’Assemblée nationale afin d’achever son parcours législatif.

Cette adhésion repose sur un protocole qui permet à un territoire non souverain de participer à une organisation régionale sans remettre en cause son appartenance nationale. La Martinique rejoint ainsi un cadre de coopération caribéenne tout en restant pleinement intégrée à la République française et à l’Union européenne.

Une ouverture régionale strictement encadrée

Le traité fondateur de la CARICOM, signé en 1973, limite l’adhésion complète aux États souverains : la Martinique ne peut donc prétendre qu’au statut de membre associé. Celui-ci exclut tout droit de vote et ne confère aucune compétence en matière de politique étrangère. En France, cette démarche est encadrée par le Code général des collectivités territoriales, qui autorise les collectivités ultramarines à rejoindre des organisations régionales uniquement avec l’accord de l’État.

Les parlementaires ont aussi insisté sur l’objectif de rattraper un retard d’intégration régionale dans la Caraïbe, jugé pénalisant pour le développement économique et la coopération sur des enjeux communs comme les crises sanitaires, les risques climatiques ou la sécurité. La collectivité martiniquaise espère notamment renforcer les échanges, la mobilité et les partenariats culturels, dans une logique d’ouverture présentée comme pragmatique et non politique.

Partager