Les Pays-Bas négocient avec la Chine sur les restrictions à l’exportation visant Nexperia (AP)
Les Pays-Bas négocient avec la Chine sur les restrictions à l’exportation visant Nexperia (AP)

Les Pays-Bas ont entamé des discussions avec la Chine concernant les contrôles à l’exportation imposés à la société de semi-conducteurs Nexperia, au cœur d’un bras de fer commercial mondial entre Pékin et les puissances occidentales.

Le gouvernement néerlandais avait décidé, le 30 septembre, de prendre le contrôle partiel de Nexperia, invoquant des préoccupations de sécurité nationale. Cette intervention visait à empêcher un éventuel transfert de technologie sensible vers Wingtech, la maison mère chinoise du groupe, déjà dans le collimateur de Washington.

Nexperia, dont le siège européen est basé à Nimègue, produit des composants essentiels pour l’industrie automobile et l’électronique grand public. L’entreprise, anciennement filiale de Philips, est considérée comme stratégique par La Haye dans un contexte de rivalité croissante autour des chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs.

Les négociations avec la Chine visent à désamorcer les tensions diplomatiques apparues après cette prise de contrôle, perçue par Pékin comme une mesure discriminatoire. Selon des sources proches du dossier, les discussions portent sur la possibilité d’assouplir certains contrôles à condition que les transferts de propriété intellectuelle et de production restent sous supervision néerlandaise.

Cette affaire s’inscrit dans un climat de forte pression internationale. Les États-Unis ont intensifié leur campagne pour limiter l’accès de la Chine aux technologies de pointe, notamment en matière de puces avancées. Les Pays-Bas, qui abritent ASML, le plus grand fabricant mondial de machines de lithographie, sont considérés comme un acteur clé dans cette stratégie occidentale de contrôle technologique.

Pour Pékin, cette politique équivaut à une « guerre économique » destinée à freiner son développement industriel. Le ministère chinois du Commerce a exhorté La Haye à respecter les principes du libre-échange, rappelant que les relations économiques entre les deux pays reposent sur la confiance mutuelle.

La position néerlandaise reste toutefois ferme : le gouvernement affirme vouloir protéger ses intérêts stratégiques tout en maintenant le dialogue avec la Chine. Cette diplomatie de l’équilibre illustre le dilemme croissant des pays européens, partagés entre leurs liens économiques avec Pékin et leurs engagements sécuritaires aux côtés de Washington.

Que retenir rapidement ?

Les Pays-Bas ont entamé des discussions avec la Chine concernant les contrôles à l’exportation imposés à la société de semi-conducteurs Nexperia, au cœur d

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