Celso Gamboa Sanchez, ancien ministre de la Sécurité publique et ex-juge au Costa Rica, a été officiellement inculpé aux États-Unis pour complot en vue d’importer de la cocaïne sur le territoire américain, a annoncé vendredi le ministère américain de la Justice. Cette annonce survient deux semaines après son arrestation par les autorités costariciennes à San José, à la suite d’une demande d’extradition formulée par Washington.
Âgé de 49 ans, Gamboa Sanchez est accusé d’avoir joué un rôle central dans un réseau international de trafic de drogue. Selon l’acte d’accusation, il aurait collaboré avec Edwin Lopez Vega, un autre ressortissant costaricien, arrêté lui dans la région des Caraïbes du sud du pays. Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir orchestré des opérations visant à faire transiter de grandes quantités de cocaïne vers les États-Unis, en utilisant le territoire costaricien comme point de passage stratégique.
Le département de la Justice américain n’a pas encore précisé le volume de stupéfiants concernés par le dossier, ni les dates exactes des faits reprochés. Cependant, l’implication d’un ancien haut responsable de la sécurité et de la justice dans un tel trafic soulève une onde de choc dans un pays souvent présenté comme relativement stable en Amérique centrale, comparé à ses voisins plus directement touchés par le narcotrafic.
Celso Gamboa Sanchez, figure publique controversée, a exercé d’importantes fonctions dans le système judiciaire costaricien, notamment en tant que magistrat du Ministère public. Il avait déjà été impliqué dans plusieurs controverses au cours de sa carrière, sans que celles-ci n’aboutissent à des poursuites pénales jusqu’ici.
Les autorités américaines ont indiqué qu’elles poursuivraient l’extradition des deux hommes, afin qu’ils soient jugés devant un tribunal fédéral aux États-Unis. Si les accusations sont confirmées, Gamboa Sanchez encourt une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Cette affaire relance les inquiétudes sur la capacité des institutions politiques et judiciaires en Amérique centrale à résister aux pressions des réseaux criminels transnationaux, en particulier dans le contexte du trafic de drogue vers les marchés nord-américains. Elle illustre également la coopération croissante entre les États-Unis et les autorités locales pour combattre le crime organisé à l’échelle régionale.