TENNIS - Jo‑Wilfried Tsonga tacle Patrick Mouratoglou: "Tu resteras juste le coach. Toi, tu n'auras jamais ressenti ce que c'est d'être un joueur de tennis." (DR, Entrevue)
TENNIS – Jo‑Wilfried Tsonga tacle Patrick Mouratoglou: « Tu resteras juste le coach. Toi, tu n’auras jamais ressenti ce que c’est d’être un joueur de tennis. » (DR, Entrevue)

Un gros clash a eu lieu entre Jo‑Wilfried Tsonga, ancien numéro 5 mondial et finaliste de l’Open d’Australie 2008, et Patrick Mouratoglou, entraîneur de tennis français ayant dirigé notamment Serena Williams, Stefanos Tsitsipas ou Naomi Osaka. Tout a commencé après qu’une interview de Tsonga ait relancé le débat sur la comparaison entre les générations de tennis.

Interrogé sur la domination de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, Tsonga a déclaré : « J’aurais aimé voir Carlos Alcaraz gagner Roland-Garros en battant au 3e tour Del Potro, en huitièmes Murray, en quarts Djokovic, en demies Federer et en finale Nadal. Parce qu’aujourd’hui, ils dominent de la tête et des épaules, ils sont deux. » Selon lui, si ces jeunes champions imposent leur rythme, ils ne font pas face à la même densité de joueurs emblématiques que celle qu’il a connue.

Cette prise de position n’a pas tardé à provoquer la réaction de Patrick Mouratoglou, qui a souligné sur Instagram : « Je ne pense pas du tout que Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger-Aliassime ne sont pas très bons et dangereux. Ce sont de grands joueurs ! Je suis désolé Jo mais je ne suis pas sûr que tu les aurais battus régulièrement. Et n’oubliez pas que Alcaraz et Sinner ont battu Djokovic à 23 titres du Grand Chelem pour commencer à gagner des Majeurs. »

Visiblement piqué par ces propos, Tsonga a répondu dans plusieurs stories Instagram : « Il y a quelques jours, Patrick Mouratoglou a voulu nous faire faire quelques milliers de vues. Non, non, Patrick, pas d’accord ! Je crois qu’il faut que tu respectes un minimum le joueur que j’ai été plutôt que de dénigrer. T’as raison sur un point, c’est que ça n’enlève aucun crédit à Alcaraz et Sinner de dominer autant. »

« Tu n’as pas besoin de m’afficher sur les réseaux et d’utiliser mon image pour ta communication et ta reconnaissance. »

Tsonga a ensuite insisté sur l’expérience unique du joueur : « Tu resteras juste le coach. Toi, tu n’auras jamais ressenti ce que c’est d’être un joueur de tennis, de rentrer dans l’arène. Tu n’es pas le mieux placé pour me donner des leçons sur le haut niveau. »

Enfin, l’ancien numéro 5 mondial a critiqué l’usage des réseaux sociaux pour régler ce type de débat : « Si tu veux en parler, ce que tu fais, parce qu’on se connaît depuis 25 ans, tu prends ton téléphone et tu m’appelles si t’as envie de parler tennis, pas besoin de m’afficher sur les réseaux et d’utiliser mon image pour ta communication et ta reconnaissance. Bonne année 2026, continue de faire ce que tu fais pour le tennis, tu le fais bien, mais s’il te plaît, respecte un tout petit peu les joueurs même si c’est pour le buzz, la com ou la reconnaissance. »

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