La ministre des Sports dénonce les attaques contre la journaliste Vanessa Le Moigne après la finale Sénégal-Maroc. (AP, beIN Sports, Entrevue)
La ministre des Sports dénonce les attaques contre la journaliste Vanessa Le Moigne après la finale Sénégal-Maroc. (AP, beIN Sports, Entrevue)

La ministre des Sports, Marina Ferrari, a fermement condamné le cyberharcèlement et les insultes visant la journaliste de beIN Sports, Vanessa Le Moigne. Face à une situation qui a suscité une vive émotion dans le milieu sportif et médiatique, elle a déclaré : « Les témoignages relayés par l’association Femmes journalistes de sport et la décision de Vanessa Le Moigne sont profondément préoccupants. Rien, absolument rien, ne justifie le cyberharcèlement, les insultes sexistes ou la remise en cause de la compétence de professionnelles en raison de leur genre ».

Marina Ferrari a rappelé que « le chemin à parcourir reste long » pour lutter contre le sexisme dans le sport et dans les médias : « Le sexisme est une violence, et elle doit être combattue avec détermination ». Elle a également exprimé son « plein soutien à Vanessa Le Moigne et à toutes les femmes journalistes confrontées à ces attaques » et a appelé l’ensemble des acteurs sportifs à agir concrètement : « J’appelle les instances sportives, les diffuseurs, les plateformes numériques et les rédactions à prendre toute leur part de responsabilité à nos côtés, à protéger leurs collaboratrices et à agir concrètement contre le cyberharcèlement ».

Vanessa Le Moigne renonce à couvrir le football

Cette prise de position fait suite à l’annonce de Vanessa Le Moigne, qui a indiqué sur Instagram qu’elle ne souhaitait plus couvrir le football après la fin de la saison. La journaliste de beIN sports avait reçu une vague de messages insultants suite à la finale de la Coupe d’Afrique des nations Sénégal – Maroc (1-0 après prolongation) le 18 janvier et après son interview du gardien sénégalais Edouard Mendy. Lors de son interview, elle avait laissé entendre que le gardien du Sénégal avait pu s’arranger avec l’attaquant marocain : « J’hésite à vous dire félicitations. Vous vous êtes arrangés avec Brahim Diaz pour le penalty ? » Une question certes maladroite et insultante, qui mettait en cause gratuitement l’intégrité du joueur et sa performance, mais qui en aucun cas ne méritait une telle campagne de cyberharcèlement.

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