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Après le dérapage partisan de Nathalie Saint-Cricq, l’omniprésence du clan Duhamel à la télé fait polémique ​

Ce lundi, la polémique autour de l’omniprésence de la famille Duhamel à la télévision a ressurgi après le dérapage scandaleux de Nathalie Saint-Cricq, qui a comparé hier soir en direct sur la chaîne franceinfo Éric Ciotti à Benito Mussolini. Une véritable honte quand on sait que c’est une chaîne publique, financée par les Francais, censée être neutre et impartiale.

Une famille omniprésente dans le paysage audiovisuel et les émissions politiques

Suite à ce dérapage, de nombreux internautes ont rappelé la présence très (trop?) imposante de la famille Duhamel dans les médias français. Nathalie Saint-Cricq est en effet la fille du journaliste Patrice Duhamel et la nièce du célèbre éditorialiste Alain Duhamel.

Nathalie Saint-Cricq intervient comme éditorialiste politique sur les antennes du service public, notamment sur France 2 et sur la chaîne d’information franceinfo.

Son fils, Benjamin Duhamel, est l’un des visages de l’analyse politique sur BFMTV, où il anime régulièrement des émissions et intervient dans les débats politiques.

Son père, Patrice Duhamel, ancien dirigeant de France Télévisions, intervient aujourd’hui comme éditorialiste sur la chaîne d’information LCI.

Enfin, son oncle, Alain Duhamel, figure historique du commentaire politique en France, est lui aussi très présent sur BFMTV, où il intervient régulièrement pour analyser l’actualité politique.

Plusieurs membres d’une même famille interviennent régulièrement sur différentes chaînes d’information et plateaux politiques, ce qui alimente l’impression d’une véritable dynastie médiatique.

Le symbole d’un entre-soi médiatique

Cette situation n’est évidemment pas illégale. Dans de nombreux secteurs, les carrières peuvent se transmettre ou se développer dans des environnements familiaux proches. Mais dans le cas des médias, notamment publics, où la mission d’information et d’analyse politique implique une exigence particulière d’indépendance, cette concentration familiale peut susciter des interrogations légitimes.

Pour une partie du public, elle renforce l’image d’un milieu fermé, où les mêmes visages et les mêmes réseaux dominent les plateaux télévisés depuis des décennies. Cette perception nourrit le sentiment que le débat politique médiatique serait contrôlé par un petit cercle d’éditorialistes issus du même univers social et professionnel.

La question sensible du service public

Le débat devient encore plus délicat lorsqu’il concerne des journalistes intervenant sur des chaînes publiques. Financées en grande partie par l’argent des contribuables, ces chaînes sont censées offrir une pluralité de points de vue et maintenir une distance claire avec les positions politiques.

Lorsque certains éditorialistes sont perçus comme adoptant un ton particulièrement sévère envers certaines figures politiques, la critique peut rapidement se transformer en accusation de biais idéologique. Dans ce cadre, la visibilité d’une même famille dans plusieurs médias renforce le sentiment de défiance chez une partie du public.

Cette nouvelle polémique ne risque malheureusement pas d’atténuer la crise de confiance qui touche aujourd’hui une partie des citoyens vis-à-vis des médias traditionnels.

Dans un paysage audiovisuel déjà critiqué pour son manque de renouvellement, la forte visibilité d’une même dynastie journalistique apparaît pour certains comme le symbole d’un entre-soi qui pousse les Français à se tourner vers des sources d’information alternatives, notamment les réseaux sociaux. Ces mêmes réseaux qui, comme un signe, sont fortement critiqués par le système en place, plus que jamais contesté…

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