La crise des licences américaines coûte environ 800 millions de dollars à AMD
La crise des licences américaines coûte environ 800 millions de dollars à AMD

La société AMD a révélé qu’elle pourrait subir des pertes financières importantes pouvant atteindre 800 millions de dollars, en raison des nouvelles restrictions à l’exportation imposées récemment par le gouvernement américain sur les puces d’intelligence artificielle, dans un contexte de renforcement du contrôle sur la vente de ces technologies avancées vers la Chine et d’autres pays.

Selon une déclaration officielle transmise par AMD à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, ces nouvelles restrictions pourraient affecter les livraisons de son processeur graphique MI308, un composant clé dans de nombreuses applications modernes de l’intelligence artificielle.

AMD a précisé qu’elle travaillait à obtenir les licences nécessaires, tout en avertissant qu’il n’y avait aucune garantie qu’elles soient accordées, selon un rapport du site TechCrunch.
L’entreprise a également souligné que les coûts potentiels comprenaient des pertes sur les stocks, des engagements d’achat non honorés et d’autres provisions liées à cette nouvelle situation.

Ces développements surviennent après qu’AMD a complété, le 15 avril, une évaluation préliminaire des restrictions à l’exportation, qui concernent également des régions comme la Chine, Hong Kong, Macao et certains pays de l’Espace économique européen classés en catégorie D:5.

L’action AMD a chuté de 6 % mercredi matin à Wall Street, dans un contexte où les grands fabricants de semi-conducteurs subissent les conséquences des décisions américaines.

La société NVIDIA a également annoncé avoir encaissé des charges à hauteur de 5,5 milliards de dollars à cause des mêmes mesures.

Le gouvernement américain justifie ces restrictions par sa volonté de protéger la sécurité nationale et de préserver l’avantage technologique des États-Unis, notamment face aux risques liés à une utilisation potentiellement hostile de l’intelligence artificielle.

Un porte-parole du département américain du Commerce a confirmé que l’obligation de licence s’inscrit dans le cadre d’une directive présidentielle visant à sécuriser les intérêts nationaux et économiques du pays.

Partager