Le fils de Stéphanie de Monaco agressé - « J’ai craint pour ma vie », témoigne Louis Ducruet au tribunal
Le fils de Stéphanie de Monaco agressé - « J’ai craint pour ma vie », témoigne Louis Ducruet au tribunal

L’euphorie d’une victoire en Ligue des champions a viré au cauchemar pour Louis Ducruet. Le fils de la princesse Stéphanie de Monaco, neveu du prince Albert II, a été victime d’une violente agression le 9 décembre, en marge du match AS Monaco-Galatasaray au Stade Louis-II. Trois jours plus tard, le jeune homme de 33 ans comparaissait, soutenu par son père Daniel Ducruet, au tribunal correctionnel de Monaco en tant que partie civile. Face à lui, deux supporters turcs, un père et son fils, jugés pour une rixe qui a laissé des traces physiques et psychologiques. Un procès en comparution immédiate qui a révélé la violence soudaine d’une soirée qui aurait dû être festive.

Une altercation qui dégénère près des sanitaires

Tout a basculé après le coup de sifflet final, alors que l’AS Monaco venait de s’imposer 1-0. Louis Ducruet, recruteur international dans le football et supporter ce soir-là, se dirigeait vers les toilettes en compagnie de deux amis dans le salon Honneur du stade. C’est là qu’une phrase prononcée en turc par l’un des supporters adverses, Salman B., aurait été perçue comme une provocation. La tension, déjà palpable en tribunes, a immédiatement explosé. Selon la version de Louis Ducruet, il a tenté de calmer le jeu en saisissant l’un des agresseurs par le torse pour protéger son ami. En vain. « J’ai reçu des coups de poing au visage, sur le torse, sur les bras », a-t-il raconté à la barre, visiblement encore marqué.

« J’ai eu peur d’être lynché » : le témoignage glaçant du neveu du prince

Le moment le plus terrifiant, selon ses dires, est survenu lorsqu’il a baissé sa garde. « J’ai vu le fils avec le poing bien fermé pour m’asséner un coup. J’ai craint pour ma vie car si je me prenais celui-là, je finissais KO au sol. J’ai eu peur d’être lynché. » Des propos corroborés par un certificat médical évoquant entre deux et quatre jours d’incapacité totale de travail (ITT). Face à lui, les deux prévenus ont présenté une version radicalement différente, invoquant la légitime défense après avoir été, selon eux, saisis au cou. Une défense qui n’a pas convaincu, d’autant que les photos des mains ont parlé : des contusions sur celles de Salman B., mais aucune marque sur celles de Louis Ducruet et de ses amis.

Une condamnation ferme pour les agresseurs

Après une audience rapide, le verdict est tombé sans ambiguïté. Les deux supporters, résidant en région parisienne, ont été reconnus coupables de « blessures, violences ou voies de fait volontaires ayant occasionné une ITT inférieure à huit jours ». Ils ont écopé chacun de deux mois de prison avec sursis, de trois ans d’interdiction du territoire monégasque, et ont été condamnés à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des victimes. Une sentence qui envoie un message clair sur la tolérance zéro envers les violences dans les stades, même – et surtout – lorsqu’elles visent un membre de la famille princière.

Pour Louis Ducruet, cette soirée aura été un choc brutal. Lui qui évolue dans le milieu feutré du football business et de la vie princière discrète s’est retrouvé au cœur d’une rixe sordide. Son témoignage, rare et poignant, rappelle que derrière le statut, la peur et la vulnérabilité sont les mêmes pour tous. Grâce à une justice expéditive, il peut désormais tourner la page sur cette agression, mais le souvenir de ces coups, assénés dans l’enceinte même du stade de sa principauté, risque de mettre du temps à s’estomper.

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