L’incident s’est produit lundi de Pentecôte à la gare Montparnasse, à Paris. Un jeune pèlerin, de retour du traditionnel pèlerinage de Chartres, a écopé d’une amende pour « tapage », après avoir entonné un hymne chrétien en public. Selon plusieurs témoins, dont le témoignage relayé par Frontières et confirmé par le JDD, l’intervention s’est faite sous l’œil de huit agents de la sûreté ferroviaire. Le chant en question, « Jubilate Deo », aurait été entonné dans une ambiance festive mais pacifique, non loin des quais. L’affaire a enflammé les réseaux sociaux, où l’amende est perçue par certains comme un excès de zèle, voire une atteinte à la liberté d’expression religieuse.
Pour écho, la réaction de la toile
De nombreux internautes dénoncent une politique du chiffre, où les agents choisiraient des cibles faciles et solvables, au détriment d’une lutte plus équitable contre les véritables incivilités. D’autres, en revanche, saluent la verbalisation, estimant qu’une gare n’est pas un lieu pour ce type de manifestation sonore, quel que soit le message porté. Ce n’est pas la première fois que la stratégie des contrôleurs SNCF ou RATP est critiquée. Plusieurs enquêtes récentes ont mis en lumière une tendance à verbaliser en priorité des voyageurs supposés solvables, souvent perçus comme plus dociles. Une logique économique assumée par certains agents, qui évoquent des objectifs à atteindre et des tensions permanentes dans l’application des règles. Alors que l’Institut pour la justice a récemment saisi la Défenseure des droits pour des pratiques similaires, notamment à la RATP, la SNCF pourrait à son tour faire l’objet d’une enquête. Pour l’heure, l’entreprise ferroviaire ne s’est pas exprimée officiellement sur ce nouvel épisode controversé.