Un TGV Nice-Paris bloqué huit heures dans un tunnel près de Marseille
Un TGV Nice-Paris bloqué huit heures dans un tunnel près de Marseille

Lundi soir, un Nice-Paris qui devait filer vers la capitale s’est retrouvé cloué sur place, littéralement enterré sous Marseille. Vers 20 heures, un « accident de personne » à l’entrée d’un tunnel a stoppé net un TGV InOui, immobilisé en pleine voie entre la gare de Saint-Louis-les Aygalades et celle d’Aix-en-Provence TGV. Résultat, huit heures d’attente. Le train n’atteindra jamais Paris.

Dans les voitures, le temps s’est étiré. Une passagère, journaliste pour ICI et franceinfo, raconte un freinage d’urgence autour de 19 h 30 puis une immobilisation jusqu’à 4 heures du matin, avec une information tardive. Pas grand-chose pour se raccrocher au monde extérieur non plus, dit-elle, entre wifi quasi absent et réseau capricieux, comme si le tunnel avalait aussi les barres de connexion.

Une nuit à bord, sans réseau et avec des réponses au compte-gouttes

Au petit matin, le scénario a pris un virage inattendu: rebrousser chemin. Le convoi est finalement revenu vers Marseille, où il est arrivé vers 5 heures mardi, sans reprendre la route de Paris. Sur l’axe Marseille-Paris, les perturbations ont suivi, laissant d’autres voyageurs compter les minutes et les correspondances perdues, ce petit sport national des soirs de galère.

La SNCF assure avoir mobilisé des agents en gares et dans les trains durant la soirée et la nuit pour accompagner les passagers touchés. La compagnie pointe aussi la longueur des opérations d’enquête, évoquant un délai « jamais atteint » de plus de cinq heures pour les relevés des forces de l’ordre, quand elle estime le temps habituel entre deux heures trente et trois heures. Dans ce genre de drame, la mécanique ferroviaire se heurte à une réalité plus lente, celle des procédures et du constat.

Reste l’après, toujours très concret: billets remboursés, compensation pouvant aller jusqu’à 150 % pour les clients concernés, annonce la SNCF, qui dit aussi avoir « une pensée pour la personne décédée et pour sa famille et proches ». Moins d’une semaine après un Paris-Marseille retardé de plus de neuf heures pour cause de panne, l’épisode laisse une impression tenace, celle d’un réseau qui, certains soirs, transforme un trajet en longue veillée et oblige toute la chaîne à se demander jusqu’où peuvent aller ces nuits à rallonge.

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