Services publics : une vaste campagne pour les défendre face à leur "délitement"
Services publics : une vaste campagne pour les défendre face à leur « délitement »

ONG, syndicats et collectifs lancent le « Printemps des services publics », une mobilisation nationale pour réaffirmer leur rôle vital dans la démocratie. « Nos services publics valent bien plus que leur seul coût financier ». Derrière cet appel, une coalition inédite d’ONG, de syndicats et de collectifs citoyens a lancé ce jeudi 3 avril une campagne nationale baptisée le Printemps des services publics. Objectif : alerter sur l’affaiblissement constant des services publics en France, qu’ils estiment aussi dangereux pour la démocratie qu’une « offensive militaire ».

Parmi les signataires figurent notamment les dirigeantes de la CGT et de la CFDT, Sophie Binet et Marylise Léon, ainsi qu’Oxfam, Attac, Médecins du Monde ou encore le Syndicat de la magistrature. Tous dénoncent une logique d’austérité qui met en péril les fondements mêmes du modèle social français. Des intellectuels comme l’économiste Gabriel Zucman soutiennent également l’initiative.

Un printemps de mobilisation et de débats

« Aucune urgence ne peut justifier d’abîmer encore davantage des services publics déjà en souffrance », a souligné Arnaud Bontemps, porte-parole du collectif Nos services publics, lors d’une conférence de presse. Fonctionnaire à la Cour des comptes, il pointe l’« assèchement des finances publiques » comme cause principale de ce qu’il décrit comme une « déconstruction méthodique » des institutions de santé, de justice, d’éducation ou de culture.

La campagne, qui s’étendra jusqu’en juin, prévoit des débats, rencontres publiques et événements festifs sur tout le territoire. Plus d’une vingtaine d’initiatives sont déjà référencées sur le site dédié. Une manière, selon les organisateurs, de « réaffirmer le sens de l’impôt et des cotisations sociales » à l’heure où certains plaident pour des coupes budgétaires au nom de la sécurité ou de la croissance.

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