Anne Avarie Tierney avait 20 ans. Elle était venue en Italie pour étudier, découvrir, vivre. Elle y est morte à cause d’un sandwich. A Rome, l’étudiante américaine, allergique aux noix de cajou, a été victime d’un choc anaphylactique après avoir consommé un plat pourtant commandé avec précaution. En cause : un simple malentendu linguistique entre elle et un serveur. Un drame évitable, survenu en quelques minutes.
Une allergie connue, un message mal transmis
Le restaurant végétalien « 24 vitaminas », dans le quartier de Pigneto, ne connaissait pas sa première cliente allergique. Mais ce jour-là, la communication a failli. Anne aurait pourtant signalé son allergie aux noix de cajou à son arrivée, selon les premières constatations. Le serveur, lui, n’aurait pas saisi la gravité de la demande. Quelques bouchées plus tard, la jeune femme s’est effondrée. Puis elle a tenté de rentrer seule à son auberge de jeunesse. Elle savait ce qui arrivait. Mais son kit de cortisone d’urgence était resté dans sa chambre. Ses amis l’ont rejointe, lui ont administré deux doses de Betnelan, un antihistaminique, et pratiqué un massage cardiaque. Les secours sont arrivés à 13h45, ont tenté de la réanimer pendant trente minutes. En vain.
Les autorités italiennes ont ouvert une enquête. Une autopsie est envisagée, et une inspection du restaurant est en cours. Cette tragédie met en lumière un enjeu trop souvent négligé : dans un monde globalisé, où l’on voyage, où l’on mange, où l’on vit à l’étranger, l’allergie ne peut se permettre le moindre malentendu. Anne Avarie Tierney est morte d’avoir été mal comprise.