Procès des ultras sochaliens : le procureur veut frapper fort contre les violences autour du football
Procès des ultras sochaliens : le procureur veut frapper fort contre les violences autour du football

Ce mardi, six membres du groupe ultra Tribune Nord Sochaux (TNS) comparaissent en comparution immédiate devant le tribunal de Montbéliard. Ils sont poursuivis pour des faits graves survenus le 14 février dernier après un déplacement à Nancy : dégradations au stade Marcel Picot, jets de projectiles sur les forces de l’ordre, participation à un attroupement armé, violences sur policiers et tentative d’intimidation. Un septième épisode impliquant deux agents SNCF agressés à la gare de Montbéliard en mai 2024 a également été rattaché au dossier. Le président de la TNS, identifié comme meneur dans les deux affaires, est au cœur de l’accusation.

Un signal fort attendu de la justice

Le procureur de la République, Paul-Edouard Lallois, entend envoyer un signal clair. S’exprimant devant la presse, il a qualifié les faits d’« intolérables et inadmissibles » commis par « une horde de sauvages », insistant sur la gravité des actes perpétrés contre les policiers : barrières, bouteilles, cailloux ont été jetés, un agent encerclé a dû menacer ses agresseurs avec un pistolet électrique. Le représentant du ministère public avait demandé la détention provisoire pour le président du groupe ultra, requête finalement rejetée par le juge. « Ces matchs doivent rester une fête populaire. Il est hors de question de tolérer des violences de ce type dans un stade », a martelé Lallois.

Les six supporters encourent jusqu’à trois ans de prison ferme et cinq années d’interdiction de stade. Le procureur espère que ce procès marquera un tournant dans la lutte contre la violence dans les enceintes sportives : « Il faut que la réponse pénale soit à la hauteur. Ce procès doit servir d’exemple. » Tous les prévenus sont placés sous contrôle judiciaire jusqu’à leur jugement et interdits de stade. Le verdict est attendu dans la journée.

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