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Accusé d’avoir séquestré et maltraité des otages de l’État islamique en Syrie, Mehdi Nemmouche a livré, ce jeudi 27 février, un récit soigneusement calibré de son engagement au sein de l’organisation terroriste. Face à la cour d’assises spéciale de Paris, il a alterné provocations, justifications idéologiques et silences stratégiques.

L’homme de 39 ans, déjà condamné à la perpétuité en Belgique pour l’attentat du musée juif de Bruxelles en 2014, a reconnu son départ en Syrie début 2014 avec 8 000 euros en poche. Il affirme avoir rejoint le groupe djihadiste Jabhat al-Nosra, avant de se retrouver « sans le savoir » au sein de l’État islamique après une scission. À la question de son rôle, il balaie toute responsabilité de geôlier, déclarant qu’« un homme de moins de 30 ans ne distribue pas des boîtes de conserve » en zone de guerre.

Multipliant les références historiques et géopolitiques, il qualifie le terrorisme d’« arme du pauvre » et accuse les armées occidentales de « crimes effroyables ». Mais lorsqu’on l’interroge sur ses faits précis, il esquive par des « secret-défense » ou minimise son implication.

Mercredi, l’ancien président François Hollande était venu témoigner, répondant aux accusations implicites de versement de rançons pour la libération d’otages français en 2014. « La France ne verse pas de rançons », a-t-il réaffirmé, défendant l’action des services de renseignement et la discrétion nécessaire aux négociations. Avec ironie, il a aussi défié Nemmouche de prouver le contraire.

Le procès se poursuit avec l’examen des témoignages des anciens otages et des éléments matériels.

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