Le gouvernement a annoncé, vendredi 14 mars, l’entrée en vigueur de la nouvelle version du Nutri-Score après la signature de l’arrêté par les ministères concernés. Cette mise à jour, qui modifie les règles de calcul de l’affichage nutritionnel, avait été vivement critiquée par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en raison de son impact sur les produits du terroir.
La nouvelle mouture du Nutri-Score vise à mieux différencier les aliments selon leur teneur en sel et en sucre, en s’appuyant sur les dernières avancées scientifiques. Si les ministres de la Santé ont défendu une mesure essentielle pour lutter contre l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires, la ministre de l’Agriculture avait jusque-là bloqué l’arrêté, dénonçant une pénalisation excessive des fromages et de la charcuterie.
Les ministères concernés ont finalement tranché en faveur de la santé publique tout en promettant une vigilance accrue quant aux « effets de bord » sur les produits issus du savoir-faire français. Des discussions au niveau européen pourraient être initiées pour ajuster ces critères.
Les entreprises volontaires ont désormais deux ans pour adapter l’étiquetage de leurs produits au nouveau barème. Mis en place en 2017, le Nutri-Score reste facultatif mais s’impose comme un repère nutritionnel de plus en plus adopté en France et dans six autres pays européens.