Meurthe-et-Moselle : six interpellations après l’incendie criminel de Neuves-Maisons, cinq morts dont un adolescent
Meurthe-et-Moselle : six interpellations après l’incendie criminel de Neuves-Maisons, cinq morts dont un adolescent

L’enquête sur l’incendie criminel qui avait ravagé une maison à Neuves-Maisons, près de Nancy, dans la nuit du 29 au 30 novembre 2025, a connu une avancée majeure. Six personnes ont été interpellées, dont trois mineurs, a indiqué le parquet de parquet de Nancy le 8 janvier. Ce drame avait coûté la vie à cinq personnes au sein d’un même logement. Les faits s’étaient produits vers 3h20 du matin dans une habitation occupée par une famille et des proches. Deux parents âgés de 59 et 60 ans, leur fils de 16 ans, ainsi qu’un adolescent de 16 ans et un jeune adulte de 20 ans, amis des enfants, avaient péri dans l’incendie. Un homme de 22 ans, occupant du logement et récemment sorti de prison, avait survécu.

Un incendie commandité sur fond de dette liée aux stupéfiants

Selon les éléments communiqués par le parquet, les personnes interpellées auraient accepté un contrat rémunéré pour incendier la maison. L’opération aurait été liée à une dette de stupéfiants imputée au survivant, récemment libéré de détention. Les suspects ont expliqué lors de leurs auditions qu’ils pensaient que l’habitation était vide au moment des faits. L’enquête a mis en évidence une organisation en plusieurs niveaux. Parmi les six personnes interpellées récemment, deux ont été placées en détention provisoire, tandis que deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Les trois mineurs font l’objet de procédures adaptées à leur statut, sous l’autorité de la justice des mineurs.

Des pistes déjà explorées en détention

Début janvier, deux autres personnes incarcérées à la prison de Metz avaient déjà été placées en garde à vue dans le cadre de ce dossier. L’une est soupçonnée d’avoir commandité l’incendie, l’autre d’avoir servi d’intermédiaire en recrutant les auteurs présumés. Ces auditions ont permis aux enquêteurs de consolider la thèse d’un incendie volontaire planifié. Les investigations ont également confirmé que le feu s’était propagé extrêmement rapidement, ne laissant aucune chance aux occupants de s’échapper, à l’exception du survivant, absent du logement au moment du départ de l’incendie. Une information judiciaire est ouverte pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, une infraction passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Le procureur de la République de Nancy a annoncé la tenue d’une conférence de presse afin de détailler l’état de la procédure et les suites judiciaires envisagées.

Partager