La cérémonie se voulait conviviale, elle a pris une tournure plus politique. Alors que les élus célébraient l’extension de la mairie de Guémené-Penfao, en Loire-Atlantique, des manifestants ont saisi l’occasion pour interpeller le sous-préfet présent sur place. En ligne de mire : le permis de recherche minière baptisé Taranis, autorisé sur une vaste zone couvrant trois départements, dont la commune hôte. Le projet, porté par la société Breizh Ressources, vise à explorer le sous-sol du massif Armoricain pour en extraire des métaux dits stratégiques. Un objectif qui suscite une vive opposition de la part du collectif Stop Taranis, composé d’habitants, d’agriculteurs et de militants écologistes. Pour eux, même à l’étape exploratoire, ce type de démarche menace la qualité des sols, des eaux, et la biodiversité locale. Ils dénoncent une logique de prédation industrielle, incompatible avec la préservation du territoire.
Une commune encore silencieuse face à la contestation
Sur les vingt communes concernées par le PERM Taranis, quinze ont déjà adopté une délibération officielle contre le projet. Guémené-Penfao, elle, ne s’est pas encore positionnée. Un silence que les membres du collectif jugent pesant, appelant la municipalité à se ranger du côté des opposants. Leur slogan, « ni mines ici, ni ailleurs », entend poser les limites d’une transition écologique qui, selon eux, ne peut justifier la destruction des milieux naturels. Réunions publiques, pétitions, campagnes locales : les membres de Stop Taranis poursuivent leur mobilisation et entendent maintenir la pression. Pour eux, les festivités du week-end ne sauraient faire oublier l’essentiel : le combat pour un avenir sans exploitation minière dans un territoire qu’ils veulent préserver.