Le gouvernement a annoncé mercredi la dissolution du « Bloc montpelliérain », un groupe classé à l’ultra-droite, lors du Conseil des ministres. Selon la porte-parole de l’exécutif Maud Brégeon, cette décision a été prise en raison de « appels à la violence, à la haine et à la discrimination » attribués à cette organisation.
Cette mesure s’inscrit dans une série d’actions visant plusieurs mouvements radicaux. L’exécutif prévoit en effet d’engager dans les prochaines semaines la dissolution de trois autres groupuscules violents, issus aussi bien de l’ultra-droite que de l’ultra-gauche. Parmi eux figure notamment « Patria albiges », un collectif implanté à Albi.
Une surveillance accrue des mouvances radicales
Depuis 2017, les autorités ont procédé à la dissolution de vingt-cinq organisations appartenant aux mouvances dites « ultras », dont vingt issues de l’ultra-droite et cinq de l’ultra-gauche. Le gouvernement indique également avoir engagé des démarches visant cinq structures locales liées à la Jeune Garde, un mouvement d’ultra-gauche déjà dissous.
Cette politique intervient dans un contexte de vigilance accrue après plusieurs affaires impliquant des groupes violents. Selon les autorités, un peu plus de 5 000 personnes appartenant à différentes mouvances radicales font actuellement l’objet d’un suivi par les services du ministère de l’Intérieur.