La justice française confirme l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn
L'influenceur DoualemN qui incitait à commettre des attentats en France, expulsé du territoire français le 09 janvier 2025, n'a pas été accepté par les autorités algériennes et a été renvoyé en France

Le bras de fer diplomatique entre la France et l’Algérie se poursuit. Le tribunal administratif de Paris a rejeté, ce mardi 25 mars, le recours déposé par l’influenceur algérien Doualemn — de son vrai nom Boualem Naman — pour suspendre son expulsion vers l’Algérie. La justice estime que cette décision ne porte « pas une atteinte manifestement disproportionnée » à ses droits.

Malgré près de vingt ans passés en situation irrégulière puis quinze ans en situation régulière sur le sol français, le juge a considéré que l’intéressé de 59 ans ne démontrait aucun lien familial fort ni d’insertion professionnelle solide pouvant justifier son maintien. Il a donc confirmé l’arrêté d’expulsion pris par le ministre de l’Intérieur, validé par la commission d’expulsion.

Un symbole des tensions diplomatiques

Cette affaire ravive les tensions entre Paris et Alger. En janvier dernier, Doualemn avait provoqué un tollé en publiant une vidéo dans laquelle il appelait à « corriger sévèrement » un opposant au régime algérien. Cette provocation lui avait valu un retrait de titre de séjour et une expulsion vers l’Algérie. Mais les autorités algériennes avaient refusé de le recevoir, le renvoyant immédiatement vers la France.

Le 6 mars dernier, l’influenceur, suivi par 140 000 abonnés sur TikTok, a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Malgré cette peine légère, le gouvernement français a relancé la procédure d’expulsion, et Doualemn a été de nouveau interpellé le 20 mars dans l’Hérault.

Cet imbroglio judiciaire et diplomatique illustre l’état de crispation entre les deux pays, déjà en froid sur de nombreux dossiers migratoires et mémoriels. Le refus algérien d’accueillir Doualemn avait mis en lumière les failles de la coopération bilatérale et embarrassé Paris. Désormais, la France semble déterminée à mettre fin à cet épisode, coûte que coûte.

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