C’est l’épilogue d’une enquête lancée en début d’année contre un narcotrafic bien implanté à Amboise : douze personnes ont été mises en examen, dont huit placées en détention provisoire, après une opération judiciaire d’envergure menée le 25 mars dernier. Dirigée par le parquet de Tours, l’enquête a mobilisé une centaine de gendarmes et visé plusieurs communes d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher.
Cocaïne, armes et voitures de luxe au cœur du butin
Les chiffres donnent la mesure du réseau démantelé : 12 kg de résine de cannabis, 2 kg de cocaïne, 100 grammes d’héroïne, deux armes de poing et près de 78 000 € en liquide ont été saisis. À cela s’ajoutent des saisies massives de biens de valeur : 137 000 € sur des comptes bancaires, des montres Rolex, de la maroquinerie Louis Vuitton, du matériel Hi-Fi, ainsi que vingt-quatre véhicules, dont des Porsche, BMW, Audi, mais aussi des utilitaires et des quads. La gendarmerie évoque « une supérette clandestine » démantelée et la saisie de dizaines de cartouches de cigarettes et de bouteilles d’alcool, remises aux douanes. L’ensemble des faits s’inscrit dans une procédure menée sous commission rogatoire d’un juge d’instruction et visant à démanteler « un réseau solidement implanté » dans un quartier d’Amboise. Les douze mis en cause ont été présentés à la justice. Tandis que huit ont été placés en détention provisoire, quatre ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs saluent un travail « long et technique », porté par une volonté claire : briser un système illégal jusque dans ses circuits financiers et logistiques.