Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné, ce jeudi 6 mars, l’influenceur algérien Boualem Naman, alias « Doualemn », à cinq mois de prison avec sursis pour « provocation publique à commettre un crime ». Suivi par 138 000 personnes sur TikTok, cet agent d’entretien avait diffusé en janvier une vidéo appelant à une « sévère correction » contre un opposant au régime algérien.
Alertées par le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, et le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, les autorités avaient procédé à son interpellation. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis. Lors de son procès, Doualemn avait reconnu des propos violents tout en minimisant leur portée, affirmant s’être « emporté ».
Le préfet avait ordonné son expulsion immédiate, mais celle-ci s’est heurtée à un refus des autorités algériennes, qui l’ont renvoyé en France dès son arrivée à Alger le 9 janvier. Un revers pour Paris, qui a vu l’OQTF de l’influenceur suspendue en urgence par la justice.
Le tribunal administratif de Melun a annulé la procédure d’expulsion, jugeant qu’elle devait être réexaminée avec un débat contradictoire. Une commission de magistrats doit statuer le 12 mars sur la demande des autorités françaises de le renvoyer vers l’Algérie.