Mauvaise nouvelle pour tous ceux qui espéraient enfin un peu de répit face aux appels intempestifs : les robots ont pris le relais, et ils sont infatigables. En Chine, le télémarketing boosté à l’intelligence artificielle est en train d’atteindre un niveau digne d’un cauchemar : chaque agent IA est désormais capable de passer 100 000 appels par jour. Oui, vous avez bien lu.
Le journal Pengpai Xinwen s’est penché sur la question et révèle les coulisses de cette machine infernale. Une enquête menée par CCTV a même infiltré une entreprise spécialisée, Shanghai Zhiyouqing, pour comprendre comment fonctionne cette armée d’agents virtuels. Le principe est simple : chaque mot-clé détecté dans la réponse d’un interlocuteur active une réaction programmée, créant ainsi une illusion de conversation naturelle. Plus vicieux encore : l’IA apprend en permanence, affinant ses réponses pour paraître de plus en plus crédible.
Problème : cette pratique est totalement illégale en Chine, mais cela n’empêche pas son explosion. À peine 1 260 euros par an suffisent pour déployer ces bots démarchant à la chaîne, un investissement ridicule comparé aux coûts d’un vrai téléopérateur humain. Conséquence ? Les banques, assurances, organismes de formation et autres acteurs du marché se jettent dessus.
Et les consommateurs, eux, n’ont plus qu’à serrer les dents. Car si aujourd’hui cette invasion est chinoise, il y a fort à parier qu’elle ne tardera pas à s’exporter ailleurs. Vous pensiez avoir touché le fond avec les appels incessants pour des panneaux solaires ou des assurances obsèques ? Attendez que les IA s’y mettent pour de bon.