Clim’ à l’arrêt en voiture : une habitude qui peut vous coûter cher
Clim’ à l’arrêt en voiture : une habitude qui peut vous coûter cher

C’est un réflexe tentant quand le mercure grimpe : laisser tourner sa voiture à l’arrêt, climatisation à fond, histoire de conserver un peu de fraîcheur dans l’habitacle. Mais ce geste apparemment anodin est loin d’être sans conséquences. Il alourdit la facture à tous les étages, du porte-monnaie à la planète. En pleine canicule, l’image d’un véhicule calfeutré moteur allumé n’est plus rare dans les rues. Pourtant, la loi française est limpide : faire tourner le moteur à l’arrêt est interdit, sauf cas de nécessité absolue. Le code de la route, appuyé par un arrêté ministériel de 1963, prévoit une contravention de 135 euros pour ce type de comportement. Même les véhicules officiels ne sont pas épargnés par la critique : en 2019, le député François Ruffin dénonçait sur les réseaux sociaux le paradoxe de ministres climatisés dans leurs voitures tournantes, alors qu’ils participaient à des réunions sur l’urgence climatique.

Pollution, surcoût, usure mécanique : une triple peine

La climatisation a un impact direct sur la consommation de carburant. Un moteur tournant au ralenti consomme en moyenne 4 litres par heure, et l’usage de la clim’ accentue encore cette consommation, surtout en ville. Résultat : un budget carburant alourdi et une émission de CO₂ en hausse de 5 %. À cela s’ajoute l’usure prématurée des composants mécaniques : en chauffant inutilement le moteur, l’opération fatigue les circuits, tout en échappant rarement à l’œil du contrôleur technique. Seules les voitures électriques ou hybrides permettent de climatiser à l’arrêt sans enfreindre la réglementation, leur système étant capable d’alimenter la clim’ sans recourir au moteur thermique. Les autres devront choisir : transpirer un peu ou payer plus tard. À défaut d’amende, les automobilistes imprudents risquent donc de se retrouver rapidement à la pompe ou au garage. Le rafraîchissement a décidément un prix.

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