Rave party dans l’Aude : les fêtards plient bagage, la répression en débat @pxhere
Rave party dans l’Aude : les fêtards plient bagage, la répression en débat @pxhere

Depuis vendredi soir, une fête sauvage réunit encore près de 1 500 personnes au cœur des Corbières, dans une plaine agricole déjà meurtrie par l’incendie du 5 août. Dans cette région où 16 000 hectares sont partis en fumée, où 36 habitations ont été détruites et où une vie a été perdue, l’arrivée de milliers de teufeurs est vécue comme une provocation. Les habitants de Fontjoncouse et des villages voisins, déjà éprouvés, redoutent un nouveau désastre.

Les forces de l’ordre à la peine

Le maire de Fontjoncouse, viticulteur occupé par ses vendanges, alerte sur une situation explosive. Les fêtards occupent des terrains privés, sans autorisation, et des dégradations ont été constatées sur les véhicules stationnés le long des routes. La préfecture, qui a interdit l’accès à cette zone de feu, annonce que chaque participant contrôlé sera verbalisé. Mais sur le terrain, les forces de l’ordre se heurtent à l’ampleur du rassemblement : impossible de déloger les participants, seuls les arrivants supplémentaires peuvent être stoppés.

Des renforts policiers mais peu de solutions

CRS et gendarmes mobiles ont été déployés, sans pour autant réussir à mettre fin à la fête. Trois participants ont été placés en garde à vue pour infractions routières et stupéfiants, un maigre résultat face à la foule toujours présente. Le maire redoute que la rave se prolonge encore plusieurs jours, alimentée par les réserves de nourriture, d’alcool et de drogue. Dans un territoire marqué par la destruction et la colère, il craint un embrasement social après celui des forêts. « Ça va mal finir », répète-t-il, laissant entendre que la patience des riverains pourrait céder avant celle des fêtards.

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