Le verdict est tombé pour la surveillante de la prison d’Annœullin, accusée d’avoir remis des stupéfiants à des détenus et entretenu des relations inappropriées avec certains d’entre eux. Condamnée par le tribunal de Lille, elle écope d’une interdiction définitive d’exercer son métier, une sanction lourde qui scelle définitivement son avenir dans l’administration pénitentiaire.
Lors de l’audience du 7 mars dernier, des éléments accablants avaient été évoqués : des conversations intimes sur Snapchat, des photos dénudées et même des échanges sexuels entre la surveillante et plusieurs détenus. Un cocktail explosif mêlant faveurs et trafic, qui n’a pas manqué de scandaliser la cour.
Si la procureure avait requis une peine plus sévère, le tribunal a choisi une approche plus « mesurée », tout en reconnaissant la culpabilité de l’ex-fonctionnaire sur plusieurs chefs d’accusation. Une page se tourne pour cette jeune femme de 34 ans, mais aussi pour l’administration pénitentiaire, une fois de plus éclaboussée par une affaire mêlant corruption et dérives en détention.