La cour administrative d’appel de Toulouse doit rendre, mardi, une décision déterminante sur l’avenir de l’axe autoroutier reliant Toulouse à Castres. Au cœur du dossier, la poursuite ou non des travaux engagés en 2023, relancés au printemps malgré l’annulation préalable de leur autorisation environnementale par la justice. Les associations opposées au projet redoutent une issue défavorable.
Le rapporteur favorable à la reprise du projet
Lors de l’audience du 11 décembre, le rapporteur public a estimé que la liaison autoroutière pouvait difficilement être écartée au regard du poids démographique et économique du bassin de Castres-Mazamet. Il a donc recommandé d’annuler la décision du tribunal administratif, qui avait jugé en février que le projet ne répondait pas à un impératif majeur d’intérêt public justifiant les atteintes à l’environnement. Cet avis, souvent suivi par les juridictions administratives, alimente le pessimisme des opposants.
Ces derniers mettent toutefois en avant des dépassements du périmètre autorisé du chantier, reconnus par le concessionnaire, pour tenter de peser sur la décision. Si la cour n’en a pas fait un élément central du débat, une procédure pénale distincte doit encore se prononcer en janvier sur ces emprises non autorisées. En attendant, les préfets ont ordonné le gel des travaux concernés, tandis que le chantier se poursuit sur le tracé officiellement validé, avec une mise en service toujours envisagée à l’automne 2026.