Des utilisateurs sur les réseaux sociaux ont découvert que le nouvel outil d’images de Google, « Gemini Flash 2.0 », est capable de supprimer les filigranes des images protégées par des droits d’auteur. Cet outil est encore en phase expérimentale et est uniquement disponible pour les développeurs, selon le site « Gizmodo ».
Bien qu’il existe déjà de nombreuses applications et sites capables de supprimer des objets des images ou de remplir des espaces vides, les modèles d’intelligence artificielle générative ont rendu cette manipulation plus facile. Par exemple, des entreprises comme « Adobe » ont ajouté des outils avancés pour supprimer les objets dans leurs produits, et Apple a ajouté l’outil « Clean Up » pour éliminer les éléments indésirables des images dans le cadre de « Apple Intelligence », disponible sur les appareils Apple compatibles.
Il est à noter que les grands modèles fermés, comme ceux proposés par Google et « OpenAI », sont généralement limités pour éviter les problèmes juridiques liés à la propriété intellectuelle ou au contenu illégal. Par exemple, le modèle d’image « DALL-E » d’OpenAI ne créera pas d’images de personnages protégés par des droits d’auteur.
Les personnes qui utilisent ces modèles pour créer du contenu nuisible s’exposent à des poursuites juridiques. Récemment, Microsoft a poursuivi un groupe d’individus qui ont réussi à tromper les modèles d’images de l’entreprise pour créer du contenu inapproprié.
Certains estiment qu’il est impossible de remettre les choses en ordre dans ce cas, car bien que les modèles open-source disposent de sécurités, ces dernières peuvent être contournées et les modèles peuvent être utilisés de manière illégale. Google s’efforce de limiter les abus de ses modèles pour éviter toute responsabilité juridique.
Fait intéressant, lorsqu’on utilise le modèle « Gemini Flash 2.0 » pour supprimer un filigrane d’une image, l’outil ajoute son propre filigrane à l’image modifiée ou générée par l’IA pour indiquer que l’image n’est pas originale. Cependant, cela peut être perçu comme un vol intellectuel, car le filigrane d’origine est supprimé et remplacé par un autre, donnant l’impression que l’image appartient à cette nouvelle marque.