Après plus d’un an d’attente, Meta AI, l’assistant d’intelligence artificielle générative du géant américain Meta, fait son entrée en Europe. Disponible progressivement à partir du d’aujourd’hui jeudi 20 mars, il sera intégré aux applications Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp dans 41 pays européens, dont la France et l’Allemagne, ainsi que dans 21 territoires d’outre-mer.
Le déploiement de Meta AI en Europe avait été suspendu en raison des réglementations strictes de l’Union européenne, notamment sur la protection des données et les marchés numériques. Après des négociations avec les autorités, l’outil arrive avec quelques restrictions : contrairement à la version américaine, il ne générera pas d’images et n’a pas été entraîné sur les données des utilisateurs européens.
Meta AI fonctionne comme ChatGPT ou Gemini de Google, capable de répondre aux questions, générer du texte et effectuer des recherches sur internet pour approfondir un sujet ou organiser un voyage. L’assistant sera disponible dans six langues, bien que Meta n’ait pas encore précisé lesquelles.
Mark Zuckerberg ambitionne d’atteindre un milliard d’utilisateurs cette année et mise sur Meta AI pour s’imposer dans la course à l’intelligence artificielle. Déjà actif dans plusieurs pays, l’assistant compte 700 millions d’utilisateurs mensuels et pourrait devenir une application autonome aux États-Unis, afin de rivaliser directement avec OpenAI et Google.
Pour soutenir cette expansion, Meta prévoit 60 à 65 milliards de dollars d’investissements en 2025, principalement dans les infrastructures de cloud et d’IA. Zuckerberg l’affirme : « Une fois qu’un service atteint cette échelle, il acquiert généralement une avance durable. » Reste à voir si Meta AI saura conquérir un public européen méfiant face à la collecte des données et aux géants américains du numérique.