Le lancement par une start-up basée à Pékin d’un abonnement mensuel pour l’agent d’intelligence artificielle Manus à un prix allant de 39 à 199 dollars pour l’offre premium — reflète une volonté claire d’accélérer la compétition sur le marché de l’IA, bien que le service en soit encore à sa phase expérimentale, selon un rapport de l’agence Bloomberg.
Manus, récemment dévoilé, ne se contente pas de répondre aux requêtes, mais exécute également des tâches complexes au nom de l’utilisateur, fonctionnant ainsi comme un véritable agent intelligent. L’abonnement avancé permet l’exécution de cinq tâches simultanées avec une capacité de calcul plus élevée, tandis qu’une version gratuite et limitée restera disponible pour le public.
Le service repose sur des modèles linguistiques avancés, notamment la série Claude développée par la société Anthropic. Le lancement de Manus a été accompagné d’une vidéo explicative qui a suscité de nombreuses réactions, dans laquelle il a été présenté comme le futur DeepSeek, une référence au service chinois ayant fait sensation dans la Silicon Valley par ses performances comparables à celles des géants de l’IA comme OpenAI et Meta.
Bien que la commercialisation payante de Manusait ait suivi peu de temps après son lancement, cela contraste avec la tendance dominante sur le marché chinois, caractérisé par une forte concurrence pour attirer les utilisateurs. Le lancement de DeepSeek R1 en janvier a contribué à accélérer la guerre des prix dans un marché gigantesque de 1,4 milliard d’habitants.
Dans ce contexte effervescent, des entreprises comme Alibaba, Tencent et Baidu ont dévoilé de nouvelles technologies et services d’intelligence artificielle, certains étant gratuits comme le chatbot Ernie, lancé en février.
Par ailleurs, le journal The Information a rapporté que la maison mère de « Manus », Butterfly Effect, cherche actuellement à lever au moins 500 millions de dollars auprès d’investisseurs potentiels.