Le rappeur Mamadou Coulibaly, connu sous le nom de scène Doums, a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne actuelle . Les magistrats ont motivé leur décision après avoir examiné les éléments présentés lors de l’audience, qui s’est tenue à huis clos pour protéger l’anonymat des enfants du couple. Lors de l’audience, les avocats de Mamadou Coulibaly ont reconnu un crachat envers la plaignante tout en contestant les autres accusations, ce qui a été pris en compte par le tribunal.
La peine prononcée est inférieure à la réquisition initiale du parquet, qui avait demandé 20 mois de prison incluant une période de surveillance électronique, soulignant ainsi l’écart entre les réquisitions du ministère public et l’appréciation des juges.
Un nouveau procès prévu en juin pour des violences sur Adèle Exarchopoulos
Mamadou Coulibaly devra également comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 29 juin prochain pour des violences conjugales présumées visant son ex-compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos. La plainte déposée par Adèle Exarchopoulos en octobre 2024 concerne des faits qualifiés de violences habituelles entre 2017 et 2025 et ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours.
Lors de sa garde à vue en janvier 2026 dans le cadre de cette enquête, Mamadou Coulibaly a été entendu sur les accusations formulées par Adèle Exarchopoulos, qui est également partie civile dans ce dossier. La procédure est menée sous la supervision de la préfecture de police de Paris.
Des mesures judiciaires strictes en attendant le procès
À l’issue de sa garde à vue, Mamadou Coulibaly a été placé sous contrôle judiciaire comprenant plusieurs obligations : interdiction de contacter la plaignante, interdiction de se rendre à proximité de son domicile et obligation de se présenter régulièrement dans un commissariat. Ces mesures visent à encadrer la liberté du rappeur en attendant le procès de juin, afin de limiter tout risque de récidive ou de contact avec la victime.