Vincent Cerutti devant la justice : six mois de sursis requis pour des faits de harcèlement sexuel
Vincent Cerutti devant la justice : six mois de sursis requis pour des faits de harcèlement sexuel

Dix ans après les faits, l’affaire rattrape Vincent Cerutti, ancien animateur emblématique de la matinale de Chérie FM. Jugé à Paris, il doit répondre d’un comportement que la justice qualifie de profondément déplacé : deux morsures infligées aux fesses d’une collègue, alors standardiste à la radio. Des gestes que l’intéressé reconnaît partiellement mais tente de minimiser, malgré un contexte aujourd’hui scruté différemment, à l’heure où la parole se libère dans les rédactions comme ailleurs.

Des faits jugés « à connotation sexuelle évidente »

Lors de son réquisitoire, la procureure n’a laissé aucune zone d’ombre sur l’analyse qu’elle fait de ces actes. Selon elle, les morsures « visent exclusivement une partie intime » du corps de la plaignante et présentent « une connotation sexuelle évidente ». Elle a requis six mois de prison avec sursis, estimant que ces gestes, même anciens, traduisaient un abus d’autorité et un comportement incompatible avec un cadre professionnel. La plaignante, qui a mis des années avant d’oser porter plainte, décrit pour sa part une humiliation durable et un environnement où elle ne se sentait pas en position de s’opposer.

Le tribunal rendra sa décision dans les prochaines semaines. Pour Cerutti, cette affaire s’ajoute à une série d’accusations qui ont déjà entamé son image médiatique. Elle pose aussi une question plus large, celle de la culture d’entreprise et des comportements longtemps tolérés dans les milieux audiovisuels, aujourd’hui jugés sous un prisme bien différent.

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