Procès de Diddy : ses avocats brandissent les messages d’amour de Cassie pour défendre le rappeur
Procès de Diddy : ses avocats brandissent les messages d’amour de Cassie pour défendre le rappeur

NEW YORK — Les avocats de Sean « Diddy » Combs ont tenté mardi de convaincre les jurés de l’innocence de leur client en mettant en avant des messages d’amour et des déclarations publiques de l’ancienne compagne du rappeur, la chanteuse Cassie Ventura, afin de contester les accusations de trafic sexuel portées contre lui. Cette intervention marque l’approche de la fin du procès très médiatisé, avec les plaidoiries finales attendues jeudi.

Pendant une présentation d’environ trente minutes, les avocats de Combs ont soutenu que les relations sexuelles qualifiées d’« abusives » ou de « forcées » par plusieurs plaignantes étaient en réalité consensuelles. Ils ont notamment évoqué les soirées appelées « Freak Offs », présentées par l’accusation comme des séances organisées de coercition sexuelle, et ont affirmé que les participantes y prenaient part volontairement.

L’équipe de défense a particulièrement insisté sur le cas de Cassie, ex-partenaire de Diddy, qui avait déjà déposé plainte contre lui en 2023 avant de parvenir à un accord financier hors tribunal. Les avocats ont exhibé des SMS et des interviews de l’époque dans lesquels Cassie exprimait des sentiments positifs à l’égard de Combs, affirmant que cela contredisait l’image d’un homme manipulateur et violent dressée par l’accusation.

Sean Combs, aujourd’hui âgé de 55 ans, est accusé par plusieurs femmes d’avoir utilisé son influence pour les exploiter sexuellement pendant plus d’une décennie. Le ministère public affirme qu’il dirigeait un réseau informel de coercition impliquant de jeunes femmes attirées par la promesse d’une carrière musicale ou d’une protection financière.

Depuis le début du procès à Manhattan, les témoignages ont dépeint un tableau accablant d’abus psychologiques, de menaces, de consommation forcée de drogues et de violences sexuelles. L’accusation s’appuie en particulier sur le témoignage de Cassie et d’autres femmes qui ont partagé des récits similaires, bien qu’aucune charge pénale ne découle directement de leur plainte civile.

Les avocats de la défense, quant à eux, dénoncent un procès « basé sur la vengeance et les malentendus émotionnels », affirmant que leurs clientes présentaient une version réécrite d’événements consensuels dans le but d’obtenir des compensations financières.

Alors que les plaidoiries finales sont prévues pour jeudi, le procès devrait ensuite être remis au jury, qui devra trancher sur un dossier mêlant célébrité, pouvoir, consentement et culture de l’impunité dans l’industrie musicale.

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