Neuf ans après avoir été ligotée et dépouillée dans sa chambre d’hôtel parisien, Kim Kardashian revient en France. Ce mardi 13 mai, la star américaine est attendue à la barre de la cour d’assises de Paris, où dix hommes sont jugés pour leur rôle présumé dans le spectaculaire braquage dont elle fut victime en 2016. Sa présence, annoncée comme un « moment décisif », a déclenché un dispositif de sécurité exceptionnel.
Une affluence record et une audience sous pression
Le parquet de Paris redoute un afflux sans précédent : près de 500 journalistes et techniciens, dont un tiers venus de l’étranger, sont accrédités pour couvrir l’audition de la plus célèbre des influenceuses, prévue à 14 heures. Dès l’aube, des files d’attente sont attendues aux abords du tribunal. Une salle de retransmission dédiée à la presse a été ouverte, mais le nombre de places reste très limité pour le public. À l’intérieur comme à l’extérieur du palais de justice, les mesures de sécurité ont été renforcées, obligeant même à reporter d’autres audiences.
Kim Kardashian, qui témoigne en tant que partie civile, devrait relater les détails de cette nuit du 2 au 3 octobre 2016, lorsqu’elle fut séquestrée et menacée sous la menace d’armes à feu. Ses agresseurs, surnommés les « papys braqueurs » en raison de leur âge avancé, sont aujourd’hui très diminués. Certains, comme Aomar Aït Khedache, présenté comme le cerveau du coup, comparaissent lourdement affaiblis, voire sourds et muets.
Le procès, ouvert le 28 avril, doit s’achever le 23 mai. Le témoignage de Kim Kardashian pourrait peser lourd dans la balance judiciaire. Ses avocats ont promis qu’elle s’exprimerait avec « dignité et courage ».