Ghislaine Maxwell, l’ancienne associée du financier Jeffrey Epstein, a été transférée d’une prison de Floride vers un camp pénitentiaire à sécurité minimale au Texas, a annoncé vendredi le Bureau fédéral des prisons. Ce changement de lieu de détention intervient alors qu’elle purge une peine de 20 ans pour avoir facilité l’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures par Epstein, décédé en détention en 2019.
Maxwell, 63 ans, a quitté le centre correctionnel fédéral (FCI) de Tallahassee, un établissement déjà considéré comme à faible sécurité, pour rejoindre le camp pénitentiaire fédéral de Bryan, au Texas. Ce transfert s’est produit une semaine après une rencontre inhabituelle avec Todd Blanche, procureur général adjoint des États-Unis, qui aurait souhaité discuter avec elle d’éventuelles autres personnes impliquées dans le vaste réseau de trafic sexuel lié à Epstein.
Le camp de Bryan est classé comme établissement à sécurité minimale, le niveau le plus bas du système carcéral fédéral américain. Ces installations se caractérisent par des mesures de sécurité réduites, une surveillance allégée et parfois l’absence de clôtures. En comparaison, la prison de Tallahassee dispose de périmètres clôturés et d’un encadrement plus strict.
Interrogé sur cette affaire vendredi, le président Donald Trump a affirmé ne pas avoir été sollicité pour accorder une grâce présidentielle à Maxwell. « J’ai le droit de le faire, mais personne ne me l’a demandé », a-t-il déclaré. Il a également affirmé n’avoir « rien à voir avec cette affaire » et ignoré les détails des discussions entre Maxwell et Blanche, estimant seulement que ce dernier « voulait s’assurer que des innocents ne soient pas blessés » dans le cas où les documents liés à l’enquête Epstein viendraient à être publiés.
Ce transfert et les échanges récents entre Maxwell et les autorités judiciaires ravivent l’intérêt autour de l’enquête Epstein, toujours sujette à spéculation. De nombreuses figures influentes sont soupçonnées d’avoir eu des liens avec le réseau de trafic sexuel mis en place par Epstein et Maxwell, bien que peu aient été publiquement inquiétés.
L’avocat de Maxwell, David Markus, a confirmé l’émotion ressentie par sa cliente face à cette évolution de sa détention, sans fournir davantage de commentaires. Du côté du ministère de la Justice, aucun responsable n’a répondu dans l’immédiat aux sollicitations des journalistes. Le mystère reste donc entier sur les intentions des autorités et sur les éventuelles révélations à venir dans ce dossier explosif.