C’est un round décisif qui vient de tomber dans l’interminable bataille judiciaire entre Blake Lively et Justin Baldoni. Le réalisateur de « It Ends With Us » essuie un cuisant revers : son énorme contre-attaque de 400 millions de dollars contre l’actrice, son mari Ryan Reynolds et leur attachée de presse a été définitivement enterrée par la justice. Une victoire totale pour Blake Lively, qui peut souffler après des mois de procédures acharnées.
Le juge fédéral Lewis Liman a signé l’arrêt de mort de cette plainte le 31 octobre, constatant que Justin Baldoni et sa société de production Wayfarer Studios n’avaient pas déposé de nouveau recours dans les délais impartis. Une issue prévisible après le rejet initial de l’affaire en juin dernier, mais qui marque un tournant symbolique dans ce feuilleton judiciaire. L’actrice de « Gossip Girl », seule à avoir répondu à l’ultime mise en demeure du juge, a même obtenu que sa demande de remboursement des frais de justice reste active – un camouflet supplémentaire pour le réalisateur.
Une guerre médiatique qui a enflammé Hollywood
Derrière les procédures, c’est une véritable guerre d’image qui se joue depuis près d’un an. Tout a commencé en décembre 2024 lorsque Blake Lively a accusé Justin Baldoni de comportement toxique et de harcèlement sexuel sur le tournage de « It Ends With Us ». Le réalisateur avait répliqué en janvier par cette spectaculaire plainte pour diffamation, visant aussi Ryan Reynolds et le New York Times, dénonçant une « campagne de dénigrement » destinée à lui reprendre le contrôle du film.
Les réseaux sociaux étaient devenus le terrain d’une bataille parallèle. En juin, après le premier rejet de la plainte, Blake Lively avait partagé sur Instagram un message poignant sur « la douleur » causée par ces procédures « représailles ». Son avocat avait alors parlé de « victoire totale » et de « complète vindicte », quand celui de Baldoni dénonçait des « accusations fausses ». Le juge a finalement estimé que les accusations de harcèlement sexuel de Lively étaient protégées par la loi californienne, rendant impossible toute poursuite pour diffamation.
Le prochain acte de ce feuilleton judiciaire est déjà programmé : le procès concernant la plainte initiale de Blake Lively est fixé à mars 2026. En attendant, cette décision envoie un message fort à Hollywood sur les limites des contre-attaques judiciaires dans les affaires de comportement présumés inappropriés.