Un seul homme sur les 51 condamnés dans l’affaire des viols de Mazan contestera sa peine devant la justice. Husamettin D., 44 ans, jugé coupable en décembre dernier, a maintenu son appel, non pour nier les faits, mais pour tenter d’alléger sa condamnation à neuf ans de prison. Les seize autres accusés ayant initialement fait appel se sont tous désistés ces derniers mois.
Un procès d’appel nettement allégé
Le procès en appel, prévu à partir du 6 octobre devant la cour d’assises de Nîmes, devrait être considérablement raccourci, à moins que l’unique accusé concerné ne se désiste d’ici là. Lors du premier procès, l’ampleur du scandale avait ébranlé l’opinion : entre 2011 et 2020, Gisèle Pelicot avait été violée à son insu à Mazan, droguée par son mari Dominique, qui invitait des hommes à abuser d’elle et filmait les scènes.
Condamné à vingt ans de réclusion, Dominique Pelicot n’a jamais fait appel et sera simple témoin dans ce procès en appel. La majorité des coaccusés avaient été reconnus coupables de viols et condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison. L’affaire, largement médiatisée, est devenue un symbole des violences sexuelles systémiques.
L’enquête sur Dominique Pelicot se poursuit néanmoins : il est mis en examen dans deux affaires non élucidées des années 1990, dont un viol suivi de meurtre.