Un nouveau rebondissement relance l’une des affaires criminelles les plus scrutées de ces dernières années. Ce mercredi matin, l’ancienne compagne de Cédric Jubillar a été entendue par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse. Une audition attendue, ordonnée en début de semaine par la présidente de la cour d’assises du Tarn dans le cadre d’un supplément d’information. En jeu : la vérification d’aveux que cette femme affirme avoir recueillis de la bouche du principal suspect dans la disparition de Delphine Jubillar.
Un témoignage troublant à l’approche du procès
Cédric Jubillar, incarcéré depuis juin 2021, nie depuis le début toute implication dans la disparition de son épouse. Le corps de Delphine, infirmière de 33 ans, reste introuvable malgré d’intenses fouilles menées autour de leur domicile à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Mais cette ex-petite amie, entrée dans sa vie en mars 2023 alors qu’il était déjà écroué, assure aujourd’hui qu’il lui aurait confessé le crime. Selon ses déclarations rendues publiques dans la presse, le suspect aurait admis avoir étranglé sa femme après avoir découvert qu’elle entretenait une liaison. Il aurait même mimé le geste, selon son récit, avant d’évoquer une dissimulation du corps dans une exploitation agricole située à une quinzaine de kilomètres de leur maison.
Des aveux à vérifier, une enquête toujours ouverte
L’objectif de cette audition est d’évaluer la crédibilité de ce témoignage tardif. La justice ne peut ignorer un aveu aussi précis, même s’il émane d’une relation sentimentale née en détention. Si les gendarmes estiment que les propos sont suffisamment cohérents, de nouvelles investigations pourraient être lancées, notamment sur la zone évoquée pour la dissimulation du corps. Ce supplément d’information intervient à un moment crucial : le procès de Cédric Jubillar est prévu pour septembre 2025. Toute révélation susceptible de faire avancer l’enquête pourrait bouleverser l’équilibre du dossier d’accusation, ou au contraire l’étayer davantage. Pour l’heure, l’enquête reste marquée par une incertitude majeure : aucune preuve matérielle directe n’a été retrouvée, et le corps de la disparue demeure introuvable. À ce stade, l’ex-compagne a livré ses premières déclarations officielles aux enquêteurs. Reste à savoir si ses propos ouvriront de nouvelles pistes concrètes ou s’ils seront classés parmi les nombreux témoignages sans suite qui entourent, depuis quatre ans, ce drame toujours sans corps, ni aveux formels.