Un foyer de tuberculose bovine a été confirmé dans un élevage du nord du Tarn-et-Garonne début avril. Face à la gravité de la situation, le préfet a ordonné l’abattage d’animaux et la mise en place de dispositifs de surveillance renforcés. Mercredi 9 avril, la préfecture du Tarn-et-Garonne a officialisé la présence d’un foyer de tuberculose bovine dans un troupeau de 70 bovins.
Cette maladie bactérienne, transmissible à l’homme, se propage par voie respiratoire ou digestive. L’infection étant difficile à détecter en raison de symptômes souvent inapparents, elle peut progresser silencieusement durant des mois. Pour stopper la propagation, les autorités ont annoncé un abattage « total ou partiel » du troupeau dans un délai de deux mois, en concertation avec l’éleveur. Deux autres bovins, issus d’un élevage voisin, ont été placés sous surveillance sanitaire. Là aussi, leur abattage est prévu afin de procéder aux prélèvements nécessaires.
Enquête épidémiologique et dépistages dans la zone de protection
La Direction départementale de l’emploi, du travail, de la solidarité et de la protection des populations (DDETSPP) mène actuellement une enquête pour retracer la chaîne de contamination. Une zone de protection a été établie, dans laquelle des dépistages seront réalisés dans les prochains jours. Ces mesures visent à circonscrire rapidement la maladie, qui engendre de lourdes conséquences économiques : interdiction de vendre des animaux vivants, du lait cru ou encore des semences. Une situation redoutée par les éleveurs, déjà fragilisés par d’autres crises sanitaires.
Une surveillance étendue à la faune sauvage
La préfecture rappelle que la tuberculose bovine peut également toucher la faune sauvage. Des espèces comme les blaireaux ou les renards peuvent en effet jouer un rôle de réservoir et participer à la dissémination du virus. À ce titre, des dispositifs de suivi seront mis en œuvre dans les semaines à venir, en lien avec le réseau national de surveillance « Sylvatub ». L’objectif affiché des autorités est clair : éradiquer le foyer détecté et prévenir toute recontamination dans le département.