Une équipe d’ingénieurs biomédicaux de la société RSP Systems au Danemark, en collaboration avec des collègues de l’Institut de technologie du diabète et de l’Université de Munich en Allemagne, a développé un système non invasif pour surveiller le taux de glucose (NIGM).
Des millions de personnes atteintes de diabète de type 2 ont des difficultés à surveiller leur taux de glucose, car les méthodes traditionnelles reposent sur une piqûre au doigt pour prélever un petit échantillon de sang et le tester avec un glucomètre. Le problème ne réside pas seulement dans la douleur, mais aussi dans les lésions cutanées et les cicatrices provoquées par les piqûres répétées, rendant ce processus inconfortable pour les patients.
C’est pourquoi les chercheurs cherchent à développer des dispositifs capables de surveiller le taux de glucose sans nécessiter d’intervention chirurgicale, de préférence portables et portables, ce qui permet une surveillance continue et une meilleure gestion du diabète sans douleur ni gêne.
Dans ce contexte, un nouveau système de surveillance du glucose a été développé, basé sur la spectroscopie Raman, une technique d’analyse spectrale (basée sur un faisceau laser) utilisée pour étudier la composition chimique des matériaux en mesurant comment la lumière interagit avec les molécules de l’échantillon.
Des recherches récentes ont montré que la spectroscopie Raman, lorsqu’elle est dirigée vers la peau, peut mesurer le taux de glucose dans le sang sans avoir besoin d’échantillons de sang. Cependant, la plupart des tentatives précédentes ont rencontré d’importants obstacles, notamment un faible rapport signal sur bruit (les signaux utiles émis par le glucose étaient faibles par rapport au bruit de fond) et une faible spécificité du glucose (difficile de distinguer les signaux du glucose de ceux d’autres composés présents dans le corps), ainsi que la nécessité de périodes d’étalonnage longues (réajustement continu) qui pouvaient durer des semaines, ce qui réduisait l’efficacité de cette technique.
Cependant, l’équipe de recherche a réussi à réduire la période d’étalonnage de plusieurs semaines à seulement deux jours, en utilisant seulement 10 mesures grâce à un modèle d’étalonnage préalablement entraîné, ce qui constitue une avancée majeure vers la réduction de la nécessité des tests de glycémie traditionnels et douloureux.
Les chercheurs ont testé leur nouvel appareil dans un environnement clinique avec 50 volontaires atteints de diabète de type 2, comparant les résultats obtenus avec ceux des tests traditionnels.
Les tests ont montré que le nouveau système présente un niveau de précision élevé, ce qui renforce sa viabilité en tant qu’alternative efficace aux appareils de mesure de la glycémie traditionnels.
Les chercheurs qualifient ce système de très prometteur et travaillent actuellement à l’améliorer pour le rendre plus petit et plus portable, ce qui pourrait constituer une avancée majeure dans la surveillance du diabète et offrir une alternative plus confortable et plus efficace pour des millions de patients dans le monde entier.
L’étude a été publiée dans la revue Scientific Reports.