SANTÉ – Découverte du mécanisme du traitement bactérien contre le cancer
SANTÉ – Découverte du mécanisme du traitement bactérien contre le cancer

Une étude scientifique récente menée par des chercheurs chinois a permis de découvrir le mécanisme principal du traitement bactérien du cancer en utilisant une souche bactérienne génétiquement modifiée.

Selon des experts de l’Institut de technologie avancée de Shenzhen et de l’Institut de nutrition et de santé de Shanghai, affilié à l’Académie chinoise des sciences, l’utilisation des bactéries anti-tumorales pour traiter le cancer remonte aux années 1860. Malgré cette longue histoire, l’application clinique de ce traitement a rencontré d’importants défis en matière de sécurité et d’efficacité.

La bactérie génétiquement conçue « DP1 » se distingue par sa capacité à survivre et à se multiplier efficacement dans les tissus tumoraux, tout en étant éliminée dans les tissus sains, ce qui renforce sa capacité à cibler et à éliminer les tumeurs.

Les chercheurs, à travers l’étude des interactions entre les bactéries et les tumeurs, ont révélé que l’efficacité de ces bactéries est étroitement liée aux cellules T mémoire cytotoxiques présentes dans les tissus tumoraux. Ces cellules sont activées et prolifèrent après un traitement à « DP1 ». Il a également été montré que « DP1 » ralentit la migration des cellules neutrophiles dans les tumeurs, ce qui favorise la rétention des bactéries dans la zone cible.

Les résultats ont également montré que la molécule de signalisation Interleukine-10 joue un rôle crucial dans ce processus, car l’effet du traitement dépend de l’expression élevée du récepteur de l’Interleukine-10 sur les cellules T et neutrophiles présentes uniquement dans les tumeurs.

Ces résultats revêtent une grande importance pratique, car les bactéries génétiquement modifiées pourraient efficacement inhiber la croissance, la reproduction et la propagation de divers types de tumeurs, fournissant ainsi une base scientifique pour le développement de thérapies ciblées personnalisées dans le futur. De plus, ces bactéries pourraient servir de moyens de délivrance de médicaments de manière précise, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le traitement des tumeurs malignes.

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