Mâcher du chewing-gum chaque jour pourrait vous faire avaler des milliers de microplastiques
Mâcher du chewing-gum chaque jour pourrait vous faire avaler des milliers de microplastiques

Le geste paraît anodin, presque machinal. Pourtant, une étude présentée lors de la réunion 2025 de l’American Chemical Society vient de révéler qu’une simple gomme à mâcher peut libérer des centaines de particules de plastique à chaque utilisation. Ces minuscules fragments, invisibles à l’œil nu, finissent dans l’organisme sans que l’on s’en aperçoive. Les chercheurs ont analysé dix marques de chewing-gum, dont certaines affichées comme « naturelles ». Résultat : qu’elles soient issues de polymères de synthèse ou à base de résines végétales, toutes libèrent des quantités comparables de microplastiques lorsqu’elles sont mâchées. En moyenne, un seul chewing-gum émet entre 100 et 600 particules par gramme, soit jusqu’à 3 000 microplastiques avalés au cours d’une simple mastication.

Une pollution invisible qui s’accumule dans le corps

La plupart de ces particules se détachent dans les deux premières minutes, non pas à cause de la salive ou des enzymes, mais sous l’effet du frottement. En se basant sur la consommation moyenne de 160 à 180 chewing-gums par an, les chercheurs estiment qu’une personne pourrait ingérer environ 30 000 microplastiques chaque année, uniquement par ce biais. Ces résidus contiennent les mêmes matériaux que ceux utilisés dans les emballages alimentaires ou les bouteilles plastiques : polyéthylène, polypropylène ou polystyrène. Les études récentes montrent que ces substances peuvent s’accumuler dans l’intestin, les poumons ou le sang. Elles sont soupçonnées de provoquer des inflammations, du stress oxydatif et des perturbations hormonales. Si le corps parvient à en éliminer une partie, certaines particules persistent et s’accumulent au fil du temps, avec des effets encore mal connus.

Des alternatives pour une mastication plus saine

Pour éviter de transformer sa routine en source de pollution intérieure, les spécialistes recommandent de privilégier les gommes fabriquées à partir de chicle ou de mastic, des sèves naturelles issues d’arbres tropicaux. Certaines marques affichent désormais la mention « sans plastique » ou disposent d’une certification écologique. Autre conseil : mieux vaut mâcher un seul chewing-gum plus longtemps que d’enchaîner plusieurs morceaux dans la journée, car la majorité des microplastiques sont libérés dès les premières minutes. Des solutions plus simples existent aussi pour rafraîchir l’haleine, comme mâcher des feuilles de menthe, des graines de fenouil ou des brins de persil. Hydratation, hygiène bucco-dentaire et alimentation équilibrée restent les clés d’une bouche saine sans dépendre du chewing-gum. En fin de compte, ce petit geste de vigilance n’a rien d’anecdotique : il protège la santé tout en réduisant la pollution plastique invisible qui s’immisce, silencieusement, dans nos vies quotidiennes.

Que retenir rapidement ?

Le geste paraît anodin, presque machinal. Pourtant, une étude présentée lors de la réunion 2025 de l’American Chemical Society vient de révéler qu’une simp

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